10 raisons gratuitement jeux

Pourquoi les jeux gratuit pour le développement de l’enfant est si important

Les enfants ont besoin de jouer plusieurs heures par jour, de manière autonome et si possible sans être dérangés, avec d’autres enfants, en intérieur comme en extérieur. On aurait grand tort de penser que le jeu représente une perte de temps ou même qu’il s’agit d’un passe-temps insignifiant. Le jeu fait en effet partie intégrante du développement de l’enfant. Il n’existe pas de meilleure méthode didactique ! Découvrez ici pourquoi.

Par Margit Franz, auteur du livre « Heute wieder nur gespielt – und dabei viel gelernt ! » (« Ils ont encore joué toute la journée – et tellement appris ! »)

1. Les enfants sont nés pour jouer

L’être humain est un « homo sapiens » mais également un « homo ludens », c’est à dire qu’il est fait pour apprendre mais également pour jouer. Le jeu est en effet une des pratiques culturelles les plus anciennes de l’histoire de l’humanité. Il s’agit d’un trait commun à tous les mamifères, un instinct qui s’est renforcé au cours de l’évolution. C’est pourquoi les enfants ne doivent pas être éduqués au jeu, ils y viennent tout naturellement. Cette vérité se vérifie à toutes les époques et sur tous les continents.

1. Les enfants sont nés pour jouer

2. Le jeu est un besoin basique pour les enfants

Au même titre que manger, boire et dormir, jouer fait partie des besoins basiques de l’être humain. Selon la pédagogue progressiste Maria Montessouri, le jeu pour les enfants est l’équivalent du travail pour les adultes. C’est pourquoi, les enfants sont pleinement concentrés et résolument sérieux lorsqu’ils jouent. Le jeu est l’activité principale des enfants et en même temps, une loupe extraordinaire pour observer leur développement. Le jeu autonome de l’enfant agit en effet comme un puissant catalyseur sur son développement et son apprentissange.

2. Le jeu est un besoin basique pour les enfants

3. Le jeu rend heureux

Les enfants ne jouent pas intentionnellement pour apprendre quelque chose. Les enfants jouent passionément simplement parce que cela les rend heureux. Ils aiment les activités librement consenties car cela leur permet de faire des expériences et de s’affirmer. Les enfants sont curieux par nature. Or, la curiosité est la meilleure méthode didactique qui soit. Les enfants peuvent au travers du jeu experimenter de nouvelles sensations. Le jeu fait ainsi figure d’apprentissage complet, tant sur le point physique que psychologique. Aussi, il ne s’agit certainement pas une perte de temps.

3. Le jeu rend heureux

4. Le jeu sert au développement du corps

Une fonction essentielle du jeu est d’exercer le corps qui se trouve alors en plein développement. Les muscles, les tendons et les jointures se solidifient au cours du jeu. Les enfants font ainsi l’expérience de leur propre corps ainsi que de leur coordination. Ils développent des schémas de mouvements de plus en plus complexes. La joie de se mouvoir est nécessaire à un développement équilibré de la perception, du contrôle et de la confiance en soi. L’enfant fait également au travers du jeu l’expérience de l’endurance et de la performance. L’engagement émotionnel et la sollicitation de son propre corps sont déterminants pour la construction de sa personnalité. Les lits aventure et ludique peuvent ainsi contribuer activement au processus de développement de l’enfant, d’autant plus que l’activité est alors quotidienne et parait aller de soi pour l’enfant.

4. Le jeu sert au développement du corps

5. Jouer et apprendre vont si bien ensemble

On aurait tort de percevoir ces deux activités comme antinomiques. Jouer permet à l’enfant de développer au maximum ses capacités. Le jeu incarne ainsi une forme élémentaire d’apprentissage et ce, dès le plus jeune âge. En effet, les enfants appréhendent le monde de manière ludique. Les chercheurs et spécialistes de l’enfance estiment ainsi qu’avant l’âge de la scolarisation, un enfant aura joué en moyenne 15 000 heures. C’est à dire environ 7 heures par jour.

5. Jouer et apprendre vont si bien ensemble

6. Le jeu diminue le stress

Lorsque nous observons les enfants en train de jouer, nous observons comment ils assimilent les nouvelles expériences de manière ludique. Adopter différents rôles et points de vue, leur permet de mettre en scène différentes émotions, qu’elles soient agréables ou tristes. Quel que soit le jeu ou le personnage que choisit l’enfant, celui-ci a toujours du sens pour lui. Il ne s’agit pas d’atteindre un quelconque résultat. Il s’agit bien plutôt de collecter de nouvelles expériences, que ce soit en jouant seul ou avec d’autres enfants.

6. Le jeu diminue le stress

7. Le jeu est un apprentissage social

Les jeux faisant intervenir des groupes mixtes en âge et en genre offrent les meilleures conditions d’apprentissage social qui soient. Lorsque les enfants jouent ensemble, ils doivent en effet concilier différentes idées du même jeu et trouver un consensus sur les règles à suivre. Leurs propres besoins sont alors subordonnés temporairement aux règles consenties afin de pouvoir rendre le jeu possible. Ils expriment le besoin d’appartenir à un groupe et doivent pour ce faire développer de nouveaux modèles de comportements et de nouvelles stratégies de coopération. Ainsi, le jeu ne développe pas seulement leur relation à eux-mêmes mais également à leur environnement.

7. Le jeu est un apprentissage social

8. Le jeu développe la créativité

Les enfants parviennent à créer leur propre réalité au travers du jeu. Plus rien n’est impossible grâce aux ressources sans fin de leur imagination. La créativité va ainsi de pair avec le jeu. Les scénarios de jeux sont en effet souvent très complexes et inventifs. Ils se construisent au fur et à mesure. De nouveaux problèmes surgissent, que l’enfant s’empresse de résoudre. La recherche de solutions fait ainsi partie intégrante du jeu. L’enfant trouve dans le jeu un mécanisme qui lui permet de s’approprier le monde qui l’entourre.

8. Le jeu développe la créativité

9. Le jeu par-delà les frontières

Le jeu est d’une importance capitale pour l’amitié entre les cultures. L’école maternelle est le lieu où l’enfant fait l’expérience de la diversité, qu’elle soit sociale, culturelle ou linguistique. Le jeu revêt un rôle-clé dans la recontre et l’interraction avec l’autre. Les enfants font également l’expérience de leur propre culture en la confrontant à l’altérité, phénomène rendu possible par le fait que dans le jeu, tous les enfants parlent la même langue. L’ouverture d’esprit et la curiosité naturelles des enfants permettent ainsi de construire des ponts par-delà ce qui nous oppose. Ainsi, le jeu permet de développer de nouveaux modèles de comportements.

9. Le jeu par-delà les frontières

10. Les enfants ont le droit de jouer

Les enfants ont le droit aux loisirs, au repos et au jeu. Ce droit est garanti par l’article 31 de la Convention des Nations-Unis pour les Droits de l’Enfant. Le Comité des Nations-Unis pour les Droits de l’Enfant recommande de laisser les enfants jouer de manière indépendante et autonome, sans qu’un adulte ne les dirige. Ainsi, les lieux spécialement destinés aux enfants doivent mettre à leur disposition des espaces - extérieurs ou intérieurs - les invitant à jouer selon des règles qu’ils auront eux-mêmes dictées. Une véritable pédagogie du jeu se dégage de ses recommandations, qui doivent permettre aux filles comme aux garcons de développer leur pleine créativité au travers du jeu.

Première publication dans « Kindergarten Heute » 10/2017, p. 18-19

10. Les enfants ont le droit de jouer

« Heute wieder nur gespielt » (« Jouer toute la journée »)

Heute wieder nur gespielt

Le guide pratique et professionnel « Heute wieder nur gespielt » (« Ils ont encore joué toute la journée – et tellement appris ! ») de Margit Franz se penche sur la signification des jeux d’enfants. L’ouvrage se donne pour vocation d’aider les éducateurs et éducatrices de jeunes enfants, mais aussi les parents, à comprendre tous les avantages de la pédagogie pro-jeu.

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À propos de l’auteur

Margit Franz

Margit Franz est éducatrice de jeunes enfants, diplomée en pédagogie sociale. Elle a été directrice de crêche et assistante de recherche auprès de l’université de Darmstadt, puis conseillère pédagogique. Elle travaille aujourd’hui comme spécialiste de l’éducation en indépendante mais également comme auteur et directrice de la maison d’édition « PRAXIS KITA ».

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